Florian Galinat - Pulsations

    

Nous nous sentirons bien comme dans un souvenir d’enfance… la promesse est de Florian Galinat.

  

  

Pulsations,

 

Les lendemains doivent être ces petites permissions que l’on s’accorde pour sonder l’inconnu.

Des parcelles vierges où l’on vient cultiver dans la terre des possibles nos imaginaires colorés. 

 

Si de cet aujourd’hui on regarde couler le temps sur le gris d’un chagrin, faisons de notre lendemain une pulsion de vie : Respirer la violett' à Parme et les épices à Colombo. 

 

C’est une envie de voyage qui s’allonge sur la table. À quelques pas, les veines de la rue battent vers les éclats de l’eau du port. Le désir géographique, la tentation d’un ailleurs où l’itinéraire vient coudre sur la carte un nouveau fil de vie. Plus bas le square laisse échapper les accents chargés de soleil, un enfant aux pieds de poussière se balance sur le banc. La feuille et le crayon, le vin d’un ami puis le balcon ouvert. Ce soir c’est une lumière de cyprès, de voiles et de pierres mauves. 

 

L’appartement s’ouvrira sur un salon au canapé bleu. C’est un été de Sienne qui coulera sur le parquet. On s’y sentira bien comme dans un souvenir d’enfance. La  table portera les miettes et les tâches de l’amitié, les dessins d’un autre lendemain ou la poésie d’un chemin de campagne. Au loin des montagnes en papier peint et si près les vies de nos voisins. On s’y baignera dans des carreaux de verdure pour apaiser les retours de plage, de sable et de pins. 

 

Sur la place on choisira cette table nappée d’un blanc de nuit. Le ciel brillera dans les porcelaines et la terrasse parlera des langues lointaines. On nous servira l’histoire d’une géologie et des traditions, celle du terroir et des Hommes. On sera les derniers clients à repartir avec en tête Echoes of Harlem. La place, une fontaine puis le pont et la chambre. À la fenêtre les étoiles de cette ville insomniaque soufflées par la robe des rideaux.

Dans l’hiver du temps les chauds lendemains ne pourront se figer au présent ni se regretter au passé. Ils battront sans cesse la douce musique de la Vie. 

  

  

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