Michel Bouchy - L’enfer du jeu 

  

PIB versus bonheur : un pari de casino. Une mise en garde de Michel Bouchy.

  

 

L’enfer du jeu

 

Faites vos jeux, rien ne va plus !

 

La bille va bientôt rejoindre un numéro pour le bonheur d’un parieur. Ainsi se joue en quelques secondes l’avenir aléatoire d’une somme d’argent matérialisée par un ou plusieurs jetons.

La roulette, quel jeu cruel. En phase de gain on amasse avec attention des sommes conséquentes que l’on peut perdre avec une très grande rapidité. L’enfer du jeu c’est de recommencer quelle que soit l’issue du jet de la bille. La répétition est fatale pour le parieur, la banque gagne toujours dans le temps.

Que penser de la société de consommation dans laquelle nous vivons ? La croissance est nécessaire si nous voulons nous y trouver bien. Toujours plus, quel que soit le prix à payer. Ne faut-il pas prendre le temps de mesurer le bénéfice "bien compris" plutôt que le chiffre d’affaires ?

Si nous voulons conserver un espoir de survie sur Terre, il faut remplacer l’économie de croissance par une économie de suffisance. L’enfer c’est de produire toujours plus pour satisfaire la demande croissante.

Il faut siffler la fin du match, on ne peut plus continuer avec ces règles : la banque va perdre en dernier mais elle perdra ! Tout le monde va perdre : égalité en solution finale, zéro pour tous.

Avec le comportement actuel, l’économie de suffisance ne peut se mettre en place sans difficultés. Il lui faut trouver un allié. L’argent est un vecteur fort, mais insuffisant. La Psychose, c’est ça la psychose, et principalement la peur de mourir.

Nous sommes de plus en plus nombreux sur Terre, nous allons à la famine. Nous dégradons de plus en plus notre planète, une bonne pandémie mortelle a de quoi faire réfléchir à condition d’en enchaîner une seconde, voire une troisième s’il le faut. Cela est peut-être en gestation actuellement.

Nous continuons de jouer à la roulette.

Messieurs les banquiers vous allez perdre, vous avez perdu, nous avons perdu. Cessons de jouer aux cons, finement.

De grâce… encore quelques poèmes !

 

 

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