[ Écrire pour JP Santini ] Martine Ferrari - Octobre gris...

  

Jean-Pierre Santini, l’écrivain-éditeur est emprisonné depuis le 10 octobre sous le régime de la détention « préventive ». Contre l’arbitraire et pour servir de chambre d’écho à l’émotion partagée par de très nombreux auteurs de Corse ou d’ailleurs, Le Nouveau Décaméron ouvre ses colonnes.

  

  

   

Octobre gris…

   

  

De la fenêtre ouverte sur l’automne, l’on entend s’échapper des voix, pourtant la maison est déserte. Du maître des lieux, ne reste que le silence, violent et assourdissant. Ils l’ont enlevé sans mot dire, le Kidnappant loin de son île, dépourvue de lui depuis.

Dans la quiétude de cette saison, les couleurs de feu et d’or disparaissent sous la noirceur de la chape de plomb reçue par la nouvelle de  « l’extradition».

Les voix s’élèvent, s’interrogent, ont du mal à y croire !

On l’a emprisonné.

La stupeur, l’incompréhension, l’injustice font couler l’encre des mots, les jours passent lourds, l’attente se fait longue, les poètes, les écrivains, les anonymes s’unissent pour crier leur révolte face à l’acharnement.

Le temps presse, les mots trouveront-ils un écho ?

La santé en péril, l’inquiétude grandit. Les cris se font encore plus forts. On se donne la main, les jours passent, les semaines sont interminables. Tous… agrippés à la moindre nouvelle. La peur, l’attente et puis… un infime rayon de soleil, une petite éclaircie dans cette grande tristesse, un premier pas qui nous réchauffe le cœur. Mais ce n’est pas fini, la bataille continue, les écrits pleuvent.

Où est-il cet écho ??

Savez-vous qu’ici, au XXIème siècle, dans cet univers carcéral, dans cette prison froide, insalubre, si loin des siens, on enferme un écrivain et avec lui la liberté d’expression. Pire encore, on l’enferme au péril de sa vie. Quelle infâme injustice !

Leur silence pour réponse serait-il le seul écho à tous nos mots ?

Intolérable cruauté !!!

Dans cette course pour la vie, je vous écris, je vous écris, moi infiniment petite au milieu de tout cela. Dans mes prières j’ose croire, oui j’ose croire que dans très vite vous serez auprès de ceux que vous aimez.

Je vous écris pour vous dire aussi, Jean-Pierre, ces mots qui tournent dans ma tête, je vous les renvoie à ma manière ; vous les comprendrez, rappelez-vous… « N’oubliez pas de vivre !».

  

  

   

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