Les miséreux quant à eux - Nicolas Lopes

Nicolas Lopes, rappelle le sort des plus fragiles, les exclus, en ces temps de… distanciation sociale…

  

  

Les miséreux quant à eux

Invisibles tous les jours.

Cloitrés aujourd'hui  

Parqués demain.        

 

Tu n'as qu’à choisir !

Pris au dépourvu de l'inégalité existante.   

Sous le terme exclusion

 

Obligés d'avoir une dérogation

Leur permettant d'être en règle

Pour une exclusion en forme

 

Hôtel miteux, aux puces de lit         

Grattant au sang,

Au cafard grouillant sur les sols.

Dans l'urgence d'être relogé.          

 

Tous les jours,

Précarité et pauvreté.

Les oubliés d'une ruelle.

 

Applaudir bien fort chaque soir,

Vient soulager une conscience

De celui qui, criant au scandale,

Des présences de manifestants.

 

Déesse famine

Tape aux portes des moins fortunés,

Là où d'ordinaire,

Seulement la classe des misérables

La côtoyait.

 

Par un soir d'avril

J'entends crier la rue mourante

Étouffée sous le poids de l'oubli     

Qui n'est pas un fait d'aujourd'hui

 

Il n'y a pas de coquelicots,

Juste des murs noircis,

Des immeubles aux fondations

Qui font peur.

 

avril 2020

 

 

Pour retrouver un autre écrit de l’auteur : Poème

   

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