Renata - De quoi seront faits nos lendemains ?

   

Un petit avertissement bienveillant sur l’avenir de la planète, c'est-à-dire le nôtre… Car nous sommes enfants de la Terre, pour le meilleur – pas pour le pire ! Par Renata.

  

  

De quoi seront faits nos lendemains ?

 

Aujourd’hui, nous sommes probablement nombreux à nous poser cette question. Nous vivons un tel bouleversement !

 

Nos repères, nos sécurités nous quittent peu à peu et au fil des jours nos émotions se manifestent de plus en plus fortes, la colère et la peur surtout.

 

Nous sommes en colère à cause de ce que nous sommes en train de perdre, cherchant à tout prix un responsable pour lui réclamer une compensation et retrouver ce que nous possédions. Nous avons peur, à la fois, de perdre ce que nous possédons encore, seul repère dans cette tempête et de l’incertitude de nos lendemains. Aujourd’hui, nos émotions nous envahissent.

 

Nos ancêtres ont bien connu la peur du manque. Au cours des siècles, après la révolution industrielle, en particulier, elle s’était atténuée grâce au confort et à l’abondance matérielle croissante. Aujourd’hui, dans notre société basée sur la consommation à outrance, nous l’avions presque oubliée. Mais il a suffi d’un virus pour bousculer toute notre économie et voilà qu’elle ressurgit. Dans ce nouveau contexte, en effet, demain nous risquons de perdre notre travail, peut-être n’aurons-nous plus de salaire et nous ne pourrons plus vivre décemment dans cette société basée sur « l’avoir ».

 

Notre santé sera également menacée, autant par le Covid 19  que par le choc psychologique dû à la perte de nos sécurités. 

 

Quant à nos libertés, si chères à notre pays, acquises au cours des siècles au prix de tant de vies, que deviendront-elles ?

 

Nous perdons chaque jour un peu de ce que nous possédions hier : travail, pouvoir d’achat, santé, libertés... Comment ne pas se poser de questions ? Pourquoi devons nous vivre ce changement ? Pourquoi perdre tout ce que nous avions acquis ? Pourquoi ce retour en arrière brutal, nous replaçant face à notre peur primitive ancestrale du manque, tant inscrite encore en nous ? 

 

De quoi seront faits nos lendemains ? Très certainement, nos lendemains seront à l’image de ce que nous oserons transformer et de ce que nous mettrons en place aujourd’hui. 

 

Que devons nous transformer, que devons nous mettre en place ?

 

Si nous essayions tout d’abord, pour y voir plus clair, d’apaiser nos peurs si paralysantes et nos colères parfois si destructrices pour nous et tous ceux qui nous entourent.

 

Au cours de ma vie, j’ai eu la chance un jour de rencontrer un livre. Il s’intitulait La sérénité de l’instant. Son auteur est Vietnamien. Il s’appelle Thitch Nhât Hanh. Né en 1926, il avait vécu la guerre des États-Unis contre son pays. Il avait perdu toute sa famille et sa maison avait été détruite. Pour moins souffrir, il décida de vivre sa vie en « pleine conscience ». Ainsi, au début de ses journées, il commençait par remercier la vie de lui permettre de voir le jour qu’il allait vivre. Puis dans toutes les actions de  sa journée, il essayait de ne penser qu’à ce qu’il faisait. Ainsi, quand il mangeait, il pensait à bien mâcher ses aliments et à bien goûter leurs saveurs. Quand il marchait, il essayait de sentir le sol sous ses pieds, il regardait attentivement et écoutait les bruits autour de lui. Dans le silence, il suivait sa respiration et ainsi de suite... De ce fait, son mental s’était apaisé. Il pensait de moins en moins au passé et de moins en moins à l’avenir. 

 

Il était juste là, vivant, ici et maintenant, l’instant. Il put ainsi, peu à peu, surmonter sa souffrance et reconstruire sa vie. Fort de son expérience, il eut envie de la partager. Il devint un militant de la Paix. Il écrivit de nombreux livres et créa une école pour transmettre « la pleine conscience » dans le village des Pruniers en Dordogne. Il vit encore, à l’âge de 94 ans.

 

Aujourd’hui, peut-être l’exemple de cet homme pourrait nous inspirer et nous aider à dépasser nos émotions. Retrouver, grâce à notre propre conscience et à la force de notre mental, la clé de la sérénité dans ce monde agité. À cette pratique de la pleine conscience, nous pourrions ajouter d’autres pratiques très bénéfiques aussi, telles que l’activité physique, le contact avec la nature et la méditation. Elles nous permettront également d’apaiser nos colères et nos peurs. Grâce à cet apaisement, nous serons plus sereins et nous pourrons ainsi, réfléchir plus calmement et agir plus efficacement.

 

Constatant, chaque jour, une diminution de notre pouvoir d’achat, ne serait-ce pas l’occasion pour nous, d’envisager de vivre plus simplement en nous interrogeant sur nos véritables besoins ? Notre société de consommation, en s’appuyant sur des spécialistes de la psychologie humaine et grâce à la publicité de plus en plus intrusive, a su nous créer des besoins « artificiels ». Le but essentiel : faire le maximum de profits en innovant sans cesse.

 

Certes, ces innovations nous ont apporté plus de confort, mais à ce jeu là, nous, les consommateurs avons beaucoup perdu de notre pouvoir de création. Nous avons participé à l’enrichissement d’une minorité de personnes par une consommation toujours croissante et en même temps, à notre insu, nous avons détruit, progressivement, notre environnement naturel.  

 

De nos jours, notre planète est surpeuplée, ses réserves s’épuisent et notre société de consommation continue toujours de produire, tentant toujours de nous séduire  pour que nous consommions toujours plus. Combien de temps, allons nous encore nous laisser influencer par des marchands de bonheur éphémère ?

 

Si nous profitions de cette précarité, toujours plus menaçante chaque jour, pour reprendre notre pouvoir de créer un autre quotidien ? Moins d’objets, moins de gaspillage, moins de déchets, se nourrir plus simplement, plus sainement et plus local, réparer davantage et moins jeter, développer le marché de l’occasion, la création de circuits solidaires, créer des jardins partagés.... Moins attendre des autorités et agir davantage par nous-mêmes, de façon plus responsable. Se rendre service mutuellement et s’organiser. L’être humain est fait pour vivre en groupe. Que peut-il à lui seul ? Certes, il peut beaucoup grâce à son intelligence et à son courage mais s’il s’associe à d’autres, il pourra beaucoup plus. Nous nous enrichissons toujours de nos différences.

 

Si nous avions réellement conscience de nos forces réunies, en nous organisant, nous pourrions faire reculer cet élan frénétique du pouvoir de l’argent qui devient de moins en moins respectueux de l’Humain et de la Terre, tant sa soif est grande. Nous pourrions mettre en place une économie solidaire, au service de la société. Alors qu’aujourd’hui notre société est au service de notre économie.

 

Yann Arthus-Bertrand dans son film LEGACY disait : « Les hommes ont surmonté leurs épreuves au cours des temps grâce à leur intelligence et à leur solidarité. »

 

Pour un meilleur lendemain, faisons confiance une fois de plus à notre intelligence et à notre courage, apaisons nos colères et nos peurs, vivons l’instant présent, vivons plus simplement en faisant davantage appel à notre créativité. Enfin, soyons plus solidaires les uns des autres afin de retrouver ce lien fraternel que nous avons tant négligé.

 

Nous avons à faire « le chemin inverse » des générations qui nous ont précédé. Elles vivaient simplement et avaient acquis au fil du temps, plus de bien-être. Nous, aujourd’hui, avons beaucoup de bien-être et devons vivre plus simplement.

Ce chemin est plus difficile. Il nécessitera  beaucoup de courage, beaucoup de persévérance et beaucoup de ténacité de la part de chacun de nous pour pouvoir mettre en place une société nouvelle.

 

Nous sommes capables de prouesses. Nous  atterrissons sur la Lune et nous explorons aujourd’hui d’autres planètes mais serons-nous capables de faire ce grand effort pour mieux vivre sur notre Terre ? Si nous arrivons à réaliser cette prouesse, alors demain sera le premier jour de notre nouvelle vie et nos lendemains seront plus radieux !

 

Marc Aurèle disait : « Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être, mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. »

 

Il y a URGENCE ! Notre mère, la Terre, si généreuse avec nous, a besoin de notre aide aujourd’hui, car elle se MEURT.                                                

 

     

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