État de la Corse / An Account of Corsica

Édition bilingue

16,5 x 24 cm - 400 pages

9782824109626
19,50 €
TTC

Auteur écossais majeur du XVIII° siècle, James Boswell publie en 1768 An account of Corsica, premier ouvrage au succès retentissant.

Son récit est le premier témoignage direct publié sur Pasquale Paoli, avec lequel il a entretenu une amitié sans frontières. La cause des Corses se confondant avec les questionnements politiques et philosophiques des Lumières, le livre fit plus pour la révolution paolienne qu’aucun autre. Il devint un ouvrage de référence et fit notamment connaître aux révolutionnaires américains l’exemple corse...

Description

A l'occasion des 250 ans de la publication de l'ouvrage, découvrez une ÉDITION COMPLÈTE incluant Journal d'un voyage en Corse et Mémoires de Pasquale Paoli, bénéficiant d'une NOUVELLE TRADUCTION de Jean Viviès, augmentée de sa VERSION ANGLAISE ORIGINALE, ainsi qu'une CARTE de la CORSE de 1768.

James Boswell (1740-1795)
James Boswell, 9e laird d’Auchinleck en Écosse (East Ayrshire) est connu dans le monde des lettres anglaises pour deux ouvrages majeurs : Une Vie de Samuel Johnson et Un Voyage dans les Hébrides. Il a révolutionné l’art de la biographie et du récit de voyage à un point tel que son nom est devenu usuel en anglais pour désigner quelqu’un de proche, d’admiratif et de précieux (« I’m lost without my Boswell », dit Sherlock Holmes en parlant du Dr Watson dans l’une de ses enquêtes).
Il est aujourd’hui d’autant mieux apprécié que ses journaux et lettres miraculeusement sauvés ont été en partie publiés, révélant un auteur fin, spirituel et un remarquable observateur. Il est en outre, pour les révélations intimes contenues dans ces pages, considéré depuis comme une sorte de Casanova anglais…
Ce qui est moins connu, sauf des spécialistes (et des Corses !), c’est que le premier ouvrage qui fit le succès de Boswell fut son Account of Corsica publié en 1768, voici 250 ans Et c’est plus particulièrement la deuxième partie de l’ouvrage, The Journal of a tour to Corsica, qui révéla l’auteur aux yeux de ses contemporains.
Le voyage en Corse
C’est à l’instigation de Jean-Jacques Rousseau que James Boswell se rendit en Corse en 1765. En route pour effectuer le « grand tour », c’est lors de son étape en Suisse auprès du philosophe (en contact avec Pasquale Paoli, par l’entremise de Matteo Buttafoco) qu’il décida de bifurquer et de braver les périls (la mer, les corsaires barbaresques, les Génois) pour se rendre compte sur place de la réalité de la révolution de Corse et de l’État fondé en 1755.
Il est à ce titre le premier « touriste » de Corse…
Arrivé par Centuri, il traversa le Cap Corse, se rendit à Corte puis Bastelica et enfin à Sollacaro où il rencontra Paoli une petite dizaine de jours.

Son récit est le premier témoignage direct publié sur Pasquale Paoli. Il est précieux aussi pour toutes les remarques ethnographiques avant l’heure qui parsèment son écrit. « Paoli désirait vivement que j’étudie de près le caractère des Corses. Allez à leur rencontre, disait-il, plus vous leur parlerez et plus vous me ferez plaisir. » (J. Boswell, An Account of Corsica).
Ce voyage le marqua profondément, au point qu’il prit fait et cause pour les Corses dans leur lutte contre les Génois, puis contre les Français, intriguant auprès de son gouvernement, publiant de nombreux plaidoyers en leur faveur, levant des fonds et faisant fondre des canons… Il reçut Paoli dans l’exil à Londres et demeura un ami proche jusqu’à sa mort. Il fut un véritable ami de la Corse, un ambassadeur convaincu.

Publié en 1768, An Account of Corsica connut trois éditions successives la même année et quatre traductions (en français, allemand, hollandais et italien). Ce qui pour l’époque témoigne d’un succès retentissant. La cause des Corses se confondant avec les questionnements politiques et philosophiques des Lumières (liberté, mode de gouvernance, nature de l’Homme, etc.), le livre fit plus pour la révolution paolienne qu’aucun autre. Il devint un ouvrage de référence et fit notamment connaître aux révolutionnaires américains l’exemple corse.
Chose moins connue, il eut une réelle influence sur Napoléon Bonaparte qui le lut dans ses jeunes années (à 14 ans !), ce qui explique sans doute en partie la fascination juvénile de celui-ci pour Pasquale Paoli.
Aujourd’hui, outre le témoignage précieux d’un Anglais à une époque où il est difficile de faire la part de la propagande dans les ouvrages publiés, l’An Account of Corsica est aussi l’histoire d’une amitié fondamentalement européenne : basée sur les principes universels (tolérance religieuse, politique, amour de la liberté, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, etc.), cette amitié est sans frontière, d’une étonnante modernité.
Il accueillit personnellement Pascal Paoli lors de son exil anglais et ils firent notamment un voyage triomphal en Écosse en 1771. Leur amitié ne se démentit jamais au cours des vingt années d’exil.
Une nouvelle traduction et une offre bilingue (français/anglais) à l’occasion de ses 250 ans

Jean Viviès est professeur des universités à l'université d'Aix-Marseille (laboratoire LERMA). Il propose une nouvelle traduction revue, corrigée, annotée de l’Account of Corsica, pour cette première édition insulaire de l’ouvrage.


La version intégrale et originale du texte de 1768 en anglais est offerte en fin d’ouvrage (au verso), présentée par Gordon Turnbull, General editor des Private papers of James Boswell auprès de l’Université de Yale (USA).

Détails du produit

Parution
Albiana - 2019
Format
16,5 x 24 cm
Nombre de pages
400
Traducteur
Jean Viviès

Commentaires

Aucun commentaire

Vous aimerez aussi

Les clients qui ont acheté ce produit ont également acheté...