La coltivatione

Gênes et la mise en valeur agricole de la Corse au XVIIe siècle

16 x 24 cm - 312 pages

Bibliothèque d'histoire de la Corse
9782905124531
22,87 €
TTC

Une décennie (1637-1647), celle du « plus grand effort », vit Gênes tenter une réforme agraire de grande ampleur. Une collection de documents d’époque, choisis et annotés par un spécialiste d’Histoire moderne, professeur à l’université de Corse, retrace les grandes lignes d’une réforme qui modifia profondément le paysage agricole insulaire.

Description

Quatrième de couverture

Timidement initiée dès le début du xvie siècle sous l’égide de l’Office Saint-Georges, la mise en valeur agricole de la Corse connut véritablement son essor avec les Génois au cours d’une petite décennie remarquable, de 1637 à 1647, celle du « plus grand effort ». Un effort économique, financier, fiscal et humain sans précédent qui permettra à l’île d’atteindre à l’autosuffisance alimentaire.

La volonté politique aidant, l’administration génoise mit en place les instruments nécessaires à la mise en œuvre et au contrôle des directives du Magistro di Corsica. L’éventail, large, de ces mesures (prêts, aides, octroi d’un droit de port d’arme, etc.) accompagnant une politique somme toute contraignante pour les habitants de l’île (obligation de planter des arbres fruitiers, de protéger les terrains du bétail errant, etc.) et complétée par un arsenal de mesures de rétorsion, a été conservé dans les archives de l’Archivio di Stato de Gênes sous la forme de décrets, recommandations et rapports divers.

Une sélection de textes représentatifs, regroupés en dossiers thématiques, annotés et présentés par l’auteur retrace ce que fut cette décennie de mutation profonde. L’on y découvre in extenso, l’esprit et la lettre de la « réforme » à travers les documents officiels restitués ici dans la langue d’origine, et au-delà, l’empreinte des hommes, administrateurs et administrés, qui en furent les artisans. Une Corse inédite se fait jour ici, s’extrayant avec les difficultés inhérentes à son insularité d’un long Moyen Âge.


Extrait de l'introduction

La politique génoise de mise en valeur agricole de l’intérieur de l’île ne débute pas en 1637 avec l’aggravation de la taxation sur la consommation du sel et ne se termine pas en 1647, année où se précise le désengagement génois amorcé quelque deux ans plus tôt avec le départ du commissaire à l’agriculture Francesco Maria Giustiniani. Cependant cette décennie est incontestablement le temps fort de cette œuvre de rénovation et de développement agraire conduite par la République sur le long terme, sans doute de façon contrastée mais non sans persévérance.

Dès le début du xvie siècle, l’Office de Saint-Georges s’était soucié de développer l’agriculture insulaire, malheureusement les révoltes féodales et les guerres dites des Français et de Sampiero non seulement réduisirent à néant ces essais mais aggravèrent cruellement la situation de l’île.

En 1562, au lendemain de la reprise en main effective de la Corse par le Sénat de Gênes, tout est à reconstruire dans une île où de multiples maux cumulent leurs effets. Il faut d’abord réduire la révolte insulaire portée par Sampiero Corso et qui a pris la forme d’une véritable guerre civile avec tous les effets dévastateurs qu’un conflit de ce type peut engendrer.

Détails du produit

Parution
Albiana 1999
Format
16 x 24 cm
Nombre de pages
312
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