U tassì di Petr'Antone

16 x 21 cm - 120 pages

9782905124968
15,00 €
TTC

Nouvelles en langue corse évoquant petits faits et personnages anonymes de la Castagniccia de l’entre-deux guerre, dans cette société villageoise corse qui peu à peu s’en est allée.

Description

Quatrième de couverture

Cinq récits empreints d’humilité et d’émotion à l’évocation des grandes joies et des drames vécus par les habitants de cette Corse des villages qui tout doucement s’est effacée devant les exigences de notre monde.

Cinq récits forts et poignants – actuels en ce sens – qui font plus que ramener le lecteur dans la première partie du défunt vingtième siècle, ils l’emmènent au plus proche de ce qui reste son horizon, affectif, charnel, intellectuel face à l’adversité, c’est à dire son humanité. Car c’est bien d’humanité qu’il s’agit. Et tout le talent d’écriture, cette langue simple, enlevée, riche en métaphores et en expressions, trouve là matière à exprimer profondément celle-ci, ils lui sont consubstantiels pourrait-on dire, ce qui n’est pas la moindre qualité de l’ouvrage.

Qu’il s’agisse de cette pauvre dame empoisonnant son invité par mégarde, de cette autre partie vivre une nouvelle vie à soixante ans et trouvant sur son chemin sa propre fin, ou bien encore de l’épopée tragique de cette famille alternant grandes heures – on se régale de la description minutieuse de cette fête de mariage qui vaut mille descriptions ethnographiques – et grands malheurs ; qu’il s’agisse de cette famille rongée par le remords d’avoir laissé repartir le fils à une guerre, pour une question d’honneur, tous les thèmes abordés, marqués du sceau de la véracité, sont autant de thèmes de réflexion toujours actuels, parce que liés de manière imprescriptible à la condition humaine. Le ton, la distance avec les faits narrés, le talent de conteur donnent à ses tableaux, jamais dénués d’humour, la force des histoires édifiantes, en évitant l’écueil qui guette souvent la littérature du souvenir, celui d’être lénifiants et moralistes.


Extrait

« A felicità hè generale, cantadori sò pronti, e cannelle dinù so pronte. L’omi è e donne, capaci di fassi apprezzà, funu Gaitanu chì interpretò : « Le credo du paysan » è « La chanson des blés d’or ». Petru, anzianu sullatu d’Indochina : « Timelu, lamelou pan pan Timela » è « Je l’appelle ma petite bourgeoise ». Rosa-Maria « Non, tu ne le sauras jamais » è « Nuit de chine ». Timuleone « Furtunatu serà quellu chì ti metterà l’anellu » è « Stammi vicinu ».

I cummenti, inevitabili in simile occasione, assicuravanu chì « Stammi vicinu », interpretata da Timuleone, meritava u primu premiu, datu chì sta canzona hè veramente bella, pè e parulle è pè a musica. Ci vole à dì dinù, chi l’interprete avia una bellissima voce. « La chanson des blés d’or » ottene assai successu, nò pè a qualità vocale di Gaitanu, ma per irunia, per via di l’intunazione, l’attitudine, è versi assai particulari. Omi è done si sbillicavanu, quandu lampava à braccie sparte, ochji sburlati, bocca aperta sdenticata « Mignonne quand le jour ».

Gaitanu, ùn si rese contu di nunda, pensò ch’ellu cantava megliu chè tutti. Da stu ghjornu, l’interprete di « la Chanson des blés d’or » fù cugnumatu, Mignonne. In paese, per una settimana ùn si sentì più chè « Mignonne quand le jour » per un sì o per un nò.

Sta celebre canzona diventò a prupietà esclusiva di Gaitanu, chì l’interpretò ogni volta chì l’occasione si prisentava.

Cristina, prufessora, celibataria è spichjittina, ùn cantò micca, ma recitò « La fête chez Thérèse ». Una bellissima poesia di Victor Hugo. Solu u so vicinu di tavula l’ascultò, ma l’applausi funu piuttostu di curtesia. »

(Terenzu, p.73).

Détails du produit

Parution
Albiana 2001
Format
16 x 21 cm
Nombre de pages
120
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