Aleph Zéro

14 x 22 cm - 140 pages

9782846980203
15,00 €
TTC

Roman crépusculaire, Aleph Zéro entraîne le lecteur dans un univers dont il ne sortira pas indemne. Tranches de vies sans concession mêlant les destins croisés de personnages se débattant avec leurs existences dans le décor hivernal de la Corse-du-Sud, l'ouvrage est construit sur le modèle kaléidoscopique du miroir brisé où chaque chapitre diffracte les feux des chapitres précédents. Tout premier roman du Prix Goncourt 2012.

Description

Quatrième de couverture

Le narrateur qui est aussi le personnage principal écrit à la première personne, sur un mode intime à la limite de la confession, le parcours intérieur et la mise en abîmes du sens de la vie chez un professeur de lycée face à l’incongruité de l’existence. Parcouru de réflexions sur les théories philosophiques de la finitude et l’infinitude qui mettent en exergue la vie simple de ces êtres de ce bas monde, un univers est ouvert ici qui nous est étrangement familier. Cette inquiétante étrangeté du roman loin de proposer des solutions de type éthique ou moral, plonge le lecteur au cœur de sa propre intériorité – renforcée ici par la familiarité des lieux, des situations et des comportements – et lui propose une réflexion romanesque profonde sur le sens de l’existence… ou son non-sens.

Aleph Zéro marque le point de départ de l’âge de maturité du roman corse, celui où l’outil littéraire est mis au service d’une exhortation à regarder la vie en face, à partir d’ici certes mais pour se projeter dans le grand courant de l’humanité et, au-delà des particularismes, revenir à cette singularité – au sens le plus fort du terme – fondatrice des êtres quel que soit leur environnement culturel. Roman philosophique empreint de noirceur et d’humour, Aleph Zéro est un roman crépusculaire disions-nous, mais un roman à part entière, c’est-à-dire une « pièce à conviction » supplémentaire de la capacité de l’homme à se penser et à s’imaginer des mondes et des possibles à sa mesure, à sa démesure.

Extrait

« Pourquoi tu t’habilles toujours en vert depuis une semaine ?
– Moi, je suis habillé en vert ? C’est ce que tu vois ?
– Oui ! dit-elle en riant. Tu as un pantalon vert et une chemise verte depuis une semaine. C’est absolument hideux, ça ne te va pas du tout !
– Pourquoi ? Tu n’aimes pas le vert ?
– Si ! Si ! proteste-t-elle. J’aime ça… Mais d’abord, ça ne te va pas du tout, à toi, et puis tu fais exprès de choisir des verts absolument immondes, du genre marécage, quelque chose qu’on ne voit plus, grâce à Dieu, depuis les années soixante-dix, et ça te fait un teint dégueulasse, tu serais blond encore, mais là, on dirait que tu es malade… Oh, non ! même blond, ça n’irait pas, c’est horrible ! Je ne sais même pas comment ni où tu as pu acheter des trucs d’une couleur pareille, je ne comprends pas qu’on les vende, je ne comprends pas les gens qui travaillent avec toi supportent de…
– J’ai compris, ai-je dit en riant aussi. Ça va ! Je trouve que c’est une couleur qui me va moralement bien. En m’habillant en vert, ce vert-là, je fais passer les gens un message sur ce que je suis, ils ne disent rien, à moins qu’ils ne soient d’accord avec le message…
– Il dit quoi ton message ? “Je suis le crapaud ?” »

Revue de presse

http://blogs.mediapart.fr/edition/article/130909/l-homme-un-etre-irreductible

Détails du produit

Parution
Albiana 2002
Format
14 x 22 cm
Nombre de pages
140
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