Comme un besoin d’utopie

Comme un besoin d’utopie

24 x 32 cm - 272 pages

9782846981255
47,00 €
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Le parcours du regard, c'est dix années de présence estivale au cœur du village d'Oletta de nombreux artistes contemporains.

Description

Quatrième de couverture

Un parcours d’art contemporain dans le village d’Oletta en Corse (peinture, sculpture) avec Di Rosa et Ernest Pignon.

Sont présents à travers leurs œuvres les artistes suivants : Hervé Di Rosa, Ernest Pignon-Ernest, Ange Leccia, Hervé Télémaque, Claude Viallat, Cueco, Daniel Dezeuze, Fred Forest, François Boisrond, Mahjoub Ben Bella, Simone Picciotto, Franta, Jean-Paul Marcheschi, Mohammed Khadda, René-François Gregogna, Raza, Lucie Meyer ; des artistes insulaires tels Toni Casalonga, Mighele Raffaelli, Jean-Pierre Orsoni, Louis Schiavo, Dominique Degli-Esposti, Bernard Filippi, Guy-Paul Chauder, Martin Broomberg, Joseph Orsolini, Luc Leccia, Xavier Chilini, Pierre Pardon, José Pini, Pierre Rossignol, Jean-Laurent Albertini, Marc Ledoyen, Jérôme Casalonga, Nicole Saussois, François Retali, Agnès Accorsi, Francette Orsoni, Isabelle Airola, Christine Chiorboli, Jean-Marie Bartoli, Barba Filippi. Ainsi qu’à des titres divers, Marcelin Pleynet, Yves Michaud, Marie-Odile Briot, Jean-Pierre, Barou, Jacques Thiers, José Lorenzi, Moni Grego, Michèle Ettori et bien d’autres…

L’ouvrage est bâti autour de la très belle expérience du Parcours du regard, une manifestation d’art contemporain inscrite, durant l’été, au cœur d’un village de Haute-Corse, Oletta. D’ancestrales et superbes caves en voûte et pierres apparentes, au sol dallé ou en terre battue, avaient ainsi été aménagées en « galeries » pour abriter chacune une exposition personnelle, tandis que les ruelles et placettes (qui relient ces caves entre elles) étaient investies par des sculptures ou des installations. Caves à vin ou pressoirs à huile, ces lieux témoignaient de toute l’intelligence d’une tradition, du labeur anonyme et de l’architecture populaire d’autrefois. Par son envergure, son propos et l’adhésion alors suscitée, cette expérience associative de huit années (1991-1998) reste, pour l’heure, unique dans l’île. D’où la nécessité de la trace agissante d’un livre. Tant « l’écriture permet de sauver de l’oubli tout ce sur quoi le regard contemporain […] prétend glisser dans l’indifférence absolue ».

À noter que rien de tel, au plan éditorial, n’a été pour l’heure entrepris en Corse. Hormis la publication d’ouvrages s’intéressant aux seuls trésors religieux ou muséaux, mis à part la publication de quelques rares catalogues d’exposition, une portion des plus congrues, au fil des décennies, a été concédée aux arts plastiques.

Ainsi, ce livre se présente tout à la fois comme une synthèse et un essai. Très référencé, écrit avec une grande rigueur, il n’en reste pas moins accessible à un large public.

Le parcours du regard, c’est dix années de présence estivale au cœur du village d’Oletta de nombreux artistes contemporains. Une ébullition artistique volontairement inscrite dans les lieux les plus improbables (caves, ruelles, placettes) à la recherche de cette alchimie secrète appelée « rencontre ». Rencontre avec l’Art, avec l’artiste, avec les lieux, avec les gens qui laissèrent traces et espérance. L’ouvrage est un recueil des plus belles pages de cette expérience hors du commun, première de son genre en Europe, avec à l’appui une iconographie de premier ordre complétée de témoignages des artistes en situation. Dans la catégorie beaux livres, Comme un besoin d’utopie est le premier à consacrer, en Corse, l’Art contemporain sous toutes ses formes.

Le préfacier

Jean-Louis Pradel. Historien d’art et critique. En charge des arts à L’Événement du jeudi et au Cercle de minuit, désormais chroniqueur à Epok, il enseigne l’histoire de l’art à l’École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD) à Paris. Il a publié une vingtaine d’ouvrages dont L’Art contemporain (Larousse, 1992 et 2000). Il a également organisé de nombreuses expositions thématiques ou monographiques dont « Mythologies quotidiennes 2 » pour la réouverture de l’ARC au musée d’Art moderne de la Ville de Paris en 1977, « Le style et le chaos » lors de la dernière Biennale de Paris au musée du Luxembourg, « Yann Kersalé, lumière-matière » à Tokyo en 1998, ou encore « Voyages d’artistes. Algérie 03 » à l’Espace Electra à Paris en 2003. A fréquenté le Parcours du Regard en 1995, 1996 et 1997.

Détails du produit

Parution
Albiana 2005
Format
24 x 32 cm
Nombre de pages
272
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