Vendetta et banditisme en Corse au dix-neuvième siècle

15 x 23 cm - 548 pages

9782846980401
29,00 €
TTC

Stephen Wilson, historien britannique, propose une analyse du banditisme et de la vendetta dans la Corse du xixe siècle.

Description

Quatrième de couverture

Réédition de l’ouvrage qui reçut en 1996 le Prix du livre corse. Un ouvrage essentiel qui retourne aux sources écrites pour cerner les contours d’un phénomène social emblématique d’une certaine Corse, et en redresser l’image…

Phénomène complexe qui organise la vie des villages, des familles, la vendetta est un vrai fléau mais aussi un mode de régulation des conflits sociaux.

L’auteur a passé plusieurs années à rechercher dans les archives les traces des vendettas qui ont marqué le xixe siècle. Il nous raconte ces histoires d’honneur, d’inimités entre familles, clans, villages.

Vendetta et banditisme en Corse au dix-neuvième siècle est tout autant le récit que l’analyse d’une période noire dont on peut se demander si elle est vraiment révolue. Ce livre constitue un document indispensable à la compréhension de l’histoire contemporaine de la Corse.


Sommaire

Liste des illustrations
Préface
I — La Corse au xixe
II — Histoire de la vendetta
III — La vendetta et ses causes : les conflits d’ordre matériel
IV — La vendetta et ses causes : les conflits d’honneur
V — La vendetta et ses causes : les conflits intrafamiliaux
VI — La vendetta et ses causes : les conflits inter-communautaires
VII — Devoir de vengeance et organisation de la vendetta
VIII — La désorganisation sociale
IX — Conciliation et traités de paix
X — La vendetta et les tribunaux
XI — Patronage et conflits politiques
XII — Les bandits
XIII — La mort et les morts
XIV — Conclusion


Extrait

« Dans l’esprit de beaucoup de gens, la Corse est associée à la vendetta et au banditisme. Inutile de nier que ces deux phénomènes ont bel et bien existé et qu’ils sont même devenus plus importants à l’époque contemporaine. En général, ils sont considérés de façon négative, comme une forme « primitive » de violence ou de criminalité. À partir de récits de visiteurs ou d’officiels ainsi que de certaines archives, en particulier judiciaires, mon livre s’efforce de contredire ce point de vue, qui constitue une barrière à la compréhension.

La vengeance par le sang faisait partie intégrante de la société corse traditionnelle et révélait bon nombre de valeurs positives : solidarité familiale, honneur, loi et ordre, respect envers les morts.

La vendetta et le banditisme ne peuvent se comprendre que dans le contexte d’une compétition féroce pour les ressources matérielles et pour leur contrôle dans une société agropastorale éminemment pauvre. Ils n’étaient, en outre, qu’une forme de conflit parmi d’autres. Existaient également les conflits à l’intérieur de la famille, entre les villages, dans les arènes politiques et judiciaires.

Jusque-là société traditionnellement isolée, la Corse fut au xixe siècle incorporée dans l’Etat français, avec ses tribunaux, sa police, ses écoles, son système politique et gouvernemental. Peu à peu ce processus, qui fut relativement lent, affaiblit l’emprise des sanctions coutumières, et la violence ne fit que s’accroître

Le traitement de ces différents thèmes implique l’analyse de beaucoup d’autres aspects de la société corse au XIXe siècle, une époque où, bien que de plus en plus menacé, l’ancien mode de vie était encore intact. Cela inclut la structure de la famille, le mariage, le rôle des femmes, l’habitat, l’économie rurale, la position du clergé, les funérailles et autres rituels, le clientélisme et les élections.

En plus, et de bien des manières, les Corses adaptèrent les institutions françaises à leur mode de vie et à leur propre intérêt, notamment dans les domaines judiciaire et politique. »

Détails du produit

Parution
Albiana 2002
Format
15 x 23 cm
Nombre de pages
548
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