Les années Corsicada

ou l'histoire singulière d'un projet d'économie alternative

16 x 24 cm - 176 pages

Prova
9782846982498
15,00 €
TTC

La Corsicada, une association d’artisans au cœur des problématiques et du mouvement du Riacquistu

Description

 Quatrième de couverture

Dans les années soixante-dix, les artisans de Corse se réunissaient pour fonder la Corsicada, une association-syndicat qui devait défendre et développer leurs activités dans une Corse en pleine mutation. Liée au mouvement du Riacquistu qui vit les forces culturelles de l’île s’activer pour retrouver et redonner vie à un tissu social, souvent rural, en pleine déshérence, l’expérience de la Corsicada reste sans doute exemplaire à plus d’un titre. Reprenant le travail entamé à l’époque même, l’essai de Jean-Luc Morucci donne la parole aux protagonistes, aux pionniers et retrace ce que furent les années Corsicada, vécues de l’intérieur.


Sommaire

Préludes

I. Intricciati è cambiaticci

1 — Où une fuite égale sans retour
2 — Où un dominicain plus deux Auvergnats égalent une vocation d’artisan corse
3 — Où le fils d’une famille russe d’origine allemande réfugiée à Bastia fait escale à Rome puis à Paris avant de jeter une ancre à Palasca
4 — Où les fils ne se nouent pas, se nouent
5 — Produire et vendre, vendre et produire, les deux mamelles de la Corsicada.

II. Ars magna…,

1 — Les structures doivent suivre l’action
2 — Tel Cincinnatus retournant à sa charrue
3 — Années Corsicada, années CPS
4 — Choix d’existence choix de société
5 — E a pratica chi sempre vince a grammatica

III. …Vita brevis !

1 — Treize reste raide
2 — Mille métiers, mille misères
3 — En passant par Claireau
4 — La scission
5 — rejets et rejetons

Épilogue
Pour ne pas conclure
Documents utilisés
Annexe 1 : Rapport du comité de développement de l’artisanat d’art en Corse
Annexe 2 : Deuxième plan de développement de l’artisanat en Corse (1976- 1980)
Annexe 3 : Un’isula tra l’isule/Plan de développement 1981- 1985


Extrait

La Corsicada était, selon ses statuts, une « Coopérative pour l’organisation, le regroupement, la sélection, l’indépendance commerciale des artisans d’art ». Elle est née dès 1964 de l’action concertée de quelques-uns d’entre eux désireux de vivre de leur art, sur leur terre. Ils furent de véritables pionniers du renouveau culturel insulaire (Riacquistu) et leur histoire est emblématique de l’esprit qui souffla alors sur l’île corse. C’est à la découverte de celle-ci, grâce aux témoignages directs des acteurs, que l’auteur invite le lecteur mais, prévient-il :

« N’imaginez pas des clercs soutenant difficilement leur pauvre tête enflée par la réflexion. N’imaginez pas des spécialistes bardés de théories et de certitudes, prêts à les imposer comme l’unique pensée concevable. Venez plutôt. Je vous emmène à la rencontre d’hommes et de femmes dont l’expérience mérite le respect avant tout jugement. Suivons pas à pas leur aventure, qui se confond avec leur vie. Partageons leurs succès et leurs échecs, leurs interrogations, leurs réponses. Mesurons l’étonnante actualité de leurs préoccupations… […] Nous sommes à la fin des années 1960. […] Tandis que la plupart de ces jeunes, surtout ceux qui vont faire parler d’eux, choisissent le terrain politique, classique, d’autres, parfois les mêmes, investissent le terrain social. Au CPS et à la Corsicada, ils vont tenter d’inventer une autre façon de faire de la politique : en s’engageant sur le terrain du développement économique, en prenant le risque d’ouvrir une voie d’action nouvelle, en utilisant les institutions existantes et toutes les possibilités offertes par le système comme autant de failles dans lesquelles s’engouffrer. Tant il est urgent de faire du concret. De mettre la main à la pâte. C’est la chronique de ces « années de braise » qui est rapportée ici. La saga a duré vingt ans. Il y a plus de vingt ans. De 1964 à 1984… »

Détails du produit

Parution
Albiana 2008
Format
16 x 24 cm
Nombre de pages
176
Nouveau produit

A propos Prova

Essais historiques, anthropologiques ou sociaux qui laissent la parole aux acteurs, aux chercheurs et aux intellectuels qui s’intéressent à la vie insulaire et en amplifient les vues au-delà de la Corse. 

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