La buse

12,5 x 21 cm - 104 pages

Nera
9782846982603
9,00 €
TTC

Opus d'un genre nouveau dans la collection Nera, La buse explore les thèmes de l'onirisme, du poids du passé, de la folie des hommes et de l'atavisme, mais aussi ceux du désir d'envol et de libération... ce sont les ingrédients de ce noir très contemporain, avec la Corse en fond de toile.

Description

 
Quatrième de couverture

Pour Pierre-Simon, le bout du chemin est proche. Assassin, amant largué, vieil enfant raté, il est un gâchis… Aussi, rien n’est plus important désormais pour lui que sa liaison avec Callas.
Reclus dans une bergerie de la montagne corse, un jeune homme se cache, attendant son sort avec une rêveuse résignation, il se nourrit d’inquiétude. Il a commis l’irréparable, un meurtre. Seul, seulement ravitaillé par son oncle, c’est à une buse peu farouche qu’il confie ses états d’âme. Une buse qui lui parle aussi et le houspille… Grincheuse, volage, exigeante…
Il faut bien cela pour démêler les fils de cette histoire de famille qui l’a conduit au meurtre, et pour trouver enfin les voies de la rédemption et… de son propre envol. Folie des hommes, onirisme, poids du passé et de l’atavisme, désir d’envol et de liberté sont les ingrédients de ce noir pourtant bien contemporain…


Extrait

Une langueur l’envahissait, il ne savait pas quoi faire ni d’elle, ni de lui.
Vide du cœur, vide de la pensée, vide des images surtout puis, l’action ! Il tenta de tuer une mouche, une espèce de bestiole anormalement longiligne, avec tatouage celtique sur le dos et des ailes en cellophane, ceci dans l’intention de la tendre, délicat morceau de "croqua", à Callas attentive à l’exécution. Il la manqua une fois, deux fois, la mouche était esquintée, les intestins à l’air, le crâne soulevé mais, toujours optimiste, elle volait. Il ne put qu’établir un parallèle entre la mouche et lui : tous avaient cherché à l’aplatir, l’avaient aplati alors qu’il ne voulait pas y croire, redémarrait comme en 14, avant de sombrer dans l’agressivité, puis le remords, puis l’angoisse. Tous ! Matteo en premier chef, Jéromine aussi qui avait lancé l’interdit « on ne doit pas fendre la tête de son père à la hache, la nuit, pendant qu’il dort », et les copains débiles, et Marina, et encore Catherine parce qu’elle, elle-même, implacable déesse en marche, et Dieu la nébuleuse dorée en marche évolutive, trop occupée pour répondre.

Après Lumio, ses poumons s’étaient emplis d’air, il avait relevé la tête et souri. Tous le craignaient et l’admiraient, surtout Matteo qui devait en crever de jalousie. Lumio… il avait tué… il pouvait avoir tué, c’était pareil. Il y avait eu une victime et on la lui attribuait. Pas question de s’attarder sur moi ou un autre. Plus jamais se poser la question : de qui la balle ? Bon, pour les flics ! Il y a ceux qui vous encensent comme le héros du feu et ceux que vous horrifiez, ces derniers sont les plus utiles, ils façonnent la légende pour l’éternité. La buse ne s’attarda pas, peut-être couvait-elle ? Ou, comme toutes celles que l’on aime, avait-elle ses amies, sa famille, toutes les bonnes raisons de vous laisser tomber.

Détails du produit

Parution
Albiana 2008
Format
12,5 x 21 cm
Nombre de pages
104
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