Quatrième de couverture
Éloignés de plusieurs milliers de kilomètres, séparés par des frontières linguistiques, terrestres et maritimes, héritées de l’histoire et de la géographie, la Corse et l’Écosse possèdent pourtant un certain nombre de caractéristiques en commun
qui dessinent des affinités électives remarquables : liens personnels, familiaux, militaires, politiques voire géopolitiques apparaissent dès le XVIe siècle, pour se poursuivre activement plusieurs siècles durant.
De premiers indices sont déjà à découvrir à l’époque de Sampiero et de Marie Stuart : des Corses, dont le propre frère du premier, sont au service de la seconde, reine d’Écosse…
Des réseaux se formèrent ensuite au fil du temps, à la faveur des événements politiques qui jalonnèrent l’histoire de l’Europe et de la Méditerranée, depuis la Renaissance jusqu’au siècle des Lumières et des révolutions.
Ces réseaux, pour la plupart secrets parce que relevant des loges maçonniques alors en pleine efflorescence, accédèrent à la lumière en des moments cruciaux de l’histoire de la Corse, lors « l’élection » de Théodore de Neuhoff en 1736 notamment, puis autour de la relation si particulière de Pasquale Paoli avec l’Écosse et ses « défenseurs de la Liberté » – à travers notamment, son ami, le personnage-clé, James Boswell.
Étudiés depuis plus de vingt ans par l’auteur, ces réseaux constituent une page méconnue, voire obscure de l’histoire de la Corse qui pourtant lui confèrent une place toute particulière dans l’histoire du continent européen. Du mystère à la révélation, il en propose ici une lecture inédite, érudite, argumentée…