Quatrième de couverture
« Fabrice, tu ne sais plus ce que tu dis!
– Petru, appelle-moi Petru, cela sera plus facile pour discuter calmement. On ne va pas se rendre malade en discutant, non?
– Comment ça, Petru, qu’est-ce que tu racontes ?
– Tu peux m’appeler comme ça, il y a beaucoup de gens qui le font, tu sais.
– Avà, je vais appeler mon fils Petru, maintenant ? Tu délires ?
– Oui, si tu veux, ça facilite la distanciation.
– Mais tu parles comme un psychanalyste. De la distanciation.
Tu crois vraiment qu’on a besoin de ça, tu crois qu’on n’est déjà pas assez distanciés comme ça, tintacciu. Ô Fabrice, tu plonges je ne sais pas où, mais tu plonges dans un endroit dangereux. On ne peut pas faire n’importe quoi pour réussir. »
La vie est un théâtre... dangereux !
Être ou paraître, that is the question. Quand on est Corse, quand on a vécu toute sa vie hors de l’île, quand on y a mis les pieds que pour les vacances familiales, quand la vie vous offre de jouer “un" Corse et que subitement cet autre, ce double, ce personnage de papier prend le pouvoir, jusqu’à votre propre prénom... alors on sait que la machine infernale des identités meurtrières s’est mise en branle.
Les vrais Corses existent-ils ?
En quel pays ? En quelle contrée
de l’imaginaire ? Pour qui ?
Pour quoi ?
À y répondre, Fabrice joue son être à quitte ou double.