Et si nous montrions un peu de...

Et si nous montrions un peu de courage politique ?

14 x 22 cm

9782846980937
18,00 €
TTC Livraison sous 1-2 semaines

L’auteur des textes réunis ici fut une militante nationaliste de premier plan puis l’une des initiatrices du Manifeste pour la Vie lors des sombres années 90. L’occasion de retracer un parcours intellectuel fait de convictions, de courage affirmé et d’amour de son peuple…

Description

Quatrième de couverture

Disparue en 2002 (deux ans avant la parution de ce livre), Victoire Canale était une figure de la vie politique de ces trente dernières années en Corse. Elle incarnait le renouveau de la société insulaire par ses femmes. La fondation du Manifeste des Femmes pour la Vie aux temps les plus sombres de la guerre des nationalistes en avait fait une interlocutrice privilégiée des médias nationaux. Elle participait à de nombreux colloques et revues.

Les fonds recueillis par la vente de l’ouvrage seront reversés à la Fundazione di Corsica.
Recueil des articles de Victoire Canale qui fut une militante nationaliste de la première heure, rédactrice en chef d’U Ribombu puis, après son départ du mouvement, de la revue de débats Cuntrasti. Elle fut l’une des fondatrices du Manifeste des Femmes pour la Vie qui fut en tête des premières manifestations contre l’engrenage des violences entre nationalistes et ensuite, contre l’assassinat du préfet Érignac.

L’ouvrage retrace ainsi le parcours intellectuel, original, d’une femme de Corse éprise de liberté. Les prises de positions de plus de vingt années de lutte, abordent les débats récurrents de la société insulaire, la démocratie, la place des femmes ou des intellectuels dans la société, la violence, l’État de droit, le rôle et les responsabilités de l’État dans les problèmes, etc.

Des débats toujours actuels…
Ouvrage essentiel à la compréhension des convulsions politiques observées ces dernières années en Corse, il démontre en outre que l’espoir vient aussi du courage politique et… des femmes !


Extrait

« À ses débuts, le FLNC, est apparu comme Zorro faisant respecter la loi que l’État transgressait — en particulier celle sur la protection du littoral — se dressant contre cet État qui vendait la Corse, rappelant cette vérité intangible : la terre de Corse appartient aux Corses.

De cette légitimation, nous sommes tous responsables, mais l’État plus encore. En laissant la Corse dans un état de non-droit, en ne cédant jamais aux revendications démocratiques et toujours à la violence armée, il a donné à celle-ci un caractère presque institutionnel.

Mais dans une société déstructurée, privée de repères, cette légitimation de la violence clandestine a légitimé, par contagion, toutes les violences privées, d’autant plus que le meurtre organisé restait impuni et qu’avoir de l’argent par n’importe quel moyen signifiait détenir honneurs et pouvoirs. […]

Aujourd’hui le préfet de Corse a été assassiné, un pas de plus a été franchi. Face à ce crime fasciste, c’est toute la Corse qui se rassemble et se lève, comme elle a su le faire dans le passé quand elle s’est vue menacée. Aujourd’hui l’ennemi n’est pas extérieur, il est intérieur et la Corse exige la mise à jour de toutes les responsabilités, l’élucidation de tous les meurtres, la justice et la transparence.

Nous ne voulons pas un État policier, mais un état de droit, où notre existence soit reconnue, où chacun puisse exercer librement et pleinement sa citoyenneté. Car c’est de cette citoyenneté que chacun en Corse est venu témoigner le 11 février dans la rue. »
14 février 1998

Détails du produit

Parution
Albiana 2004
Format
14 x 22 cm
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