Corse noire

12,5 x 21 cm - 360 pages

Les oubliés
9782846983594
9,00 €
TTC

Nombreux furent les auteurs, de grand renom, qui essayèrent leur plume au conte moral et d’honneur, au fait divers, à la peinture de mœurs, dont la figure centrale est à chaque fois le bandit corse.

Description

 

Sauvage, belle et hostile… et pourtant si proche. Voici la Corse, ou plutôt son image, et son inquiétante étrangeté… familière et lointaine… Comment résister à ce mystère ? Nombreux furent ceux qui dès le XVIIe siècle « furent du voyage », administrateurs, explorateurs ou simples curieux et, parmi eux, de très nombreux écrivains parfois fameux : Mérimée, bien sûr, Maupassant évidemment, mais aussi Balzac, Daudet et, plus proche de nous, Gaston Leroux. Français donc, mais aussi étrangers : Italiens notamment (Guerrazzi, Tommaseo), et même parfois… Corses ! (Viale, Farrère, Bonardi, Casanova, etc.). Et chacun se mit à dire sa Corse, celle qui l’inspirait. Ainsi, celle-ci a-t-elle – parfois bien involontairement – donné à la littérature mondiale un certain nombre d’archétypes (le bandit maudit, la vendetta inextinguible, le maquis impénétrable, le berger et son pilonu, la femme tout de noir vêtue, le meurtre d’honneur, la famille, le clan, la « mafia », etc.) qui firent florès avec le courant romantique du XIXe siècle, et qui continuent pour certains à donner toutes sortes de fruits… plus ou moins savoureux ! Les textes réunis ici sont une invitation à re-découvrir ce monde ténébreux, fait de drames « antiques » qui scintillent dans le ciel littéraire comme autant de « soleils noirs ». Une anthologie de la Corse des bandits littéraires... Parue dans la collection Librio en 2001, cette anthologie de la littérature sur la Corse est aujourd’hui reprise, augmentée de textes retrouvés et étendue à des auteurs italiens et corses dont on trouvera ici la toute première traduction en français. Ainsi, de dix textes à l’origine, l’anthologie est-elle passée à seize. Nombreux furent les auteurs, de grand renom, qui essayèrent leur plume au conte moral et d’honneur, au fait divers, à la peinture de moeurs, dont la figure centrale est à chaque fois le bandit corse. Catégorie littéraire à lui tout seul, celui-ci a notamment inspiré dans ces pages des auteurs majeurs (G. Maupassant, P. Mérimée, G. Flaubert, A. Daudet ou G. Leroux), des auteurs fameux aujourd’hui moins connus (Ponson du Terrail, A. Glatigny, Rosseuw Saint-Hilaire, C. Farrère), traversant les frontières (N. Tommaseo & S. Viale, F. D. Guerrazzi) et imprégnant aussi les auteurs locaux (E. Arène, P. Bonardi, S. Casanova, F. O. Renucci, J. Mondoloni). Des écrivains en mal de sensations « Incontestablement, la Corse était devenue un filon littéraire et devait le rester longtemps. Ses particularités historiques ou géographiques avaient cependant été progressivement délaissées au profit d'un exotisme qui devait beaucoup à ses faits divers et à la présence sur le sol de l'île de personnages jugés anachroniques certes mais si pittoresques et si hauts en couleur ! Les attraits de la Corse peuvent alors se résumer en peu de mots : source intarissable d'histoires dramatiques, tragiques, violentes, terre de moeurs antiques que l'écrivain arpente avec la loupe de l'entomologiste, vivier intarissable d'individus hors du commun, proscrits et banditi… Et, pour les écrivains qui ne se satisfont pas de connaissances livresques puisées dans les rayons poussiéreux des bibliothèques et qui oseront le voyage en Corse, on ajoutera un dépaysement total sous un climat favorable aux santés ébranlées… »

Table des matières

Découverte littéraire de la Corse (Roger Martin)
Francesco Ottavio Renucci (1767-1842) « Le délateur »
Prosper Mérimée (1803-1870) « Mateo Falcone »
Salvatore Viale (1787-1861) & Niccolò Tommaseo (1802-1874) « J'ai décidé de tuer ma mère cette nuit… » (inédit)
Eugène Rosseuw Saint-Hilaire (1805-1889) « Le déjeuner du bandit »
Francesco Domenico Guerrazzi (1804-1873) « Le carême du Diable ou l'amitié d'un bandit »(inédit)
Gustave Flaubert (1821-1880) « Voyage en Corse »
Ponson du Terrail (1829-1871) « Les bandits »
Albert Glatigny (1839-1873) « La vengeance de Santa Lucia »
Alphonse Daudet (1840-1897) « Le bandit Quastana »
Guy de Maupassant (1850-1893) « Histoire corse »
Emmanuel Arène (1856-1908) « La fiancée du bandit » (nouveauté)
Gaston Leroux (1868-1927) « La femme au collier de velours » (nouveauté)
Pierre Bonardi (1887-1964) « Saetta »
Santu Casanova (1850-1936) « Tiadoru Poli » (inédit)
Claude Farrère (1876-1957) « Le dernier bandit » (nouveauté)

Détails du produit

Parution
Albiana 2010
Format
12,5 x 21 cm
Nombre de pages
360
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