La Corse entre clanisme et nationalisme

Introduction à une analyse politique 1789-2014

16  x 24 cm - 232 pages

Prova
9782824105932
16,00 €
TTC

Deux forces s'opposent en Corse, deux structures politiques aux histoires différentes. Saisir leurs interactions permet une lecture éclairée des trente dernières années...

Description

Quatrième de couverture

« Le clan », tout le monde connaît en Corse. Mais il en va de cet « archétype » négatif de la vie insulaire comme d’autres (mafia, bandit, omertà, magouille, et l’on en passe) : chacun en parle et nul ne prend la peine de s’interroger sur sa réalité, sa définition, sa forme, ni a fortiori sur son impact, ses évolutions, ses liens avec la société corse, l’économie et la culture de celle-ci. Ce qui semble pourtant incontournable pour penser le clan et éventuellement le combattre.

Trois axes de réflexion ont retenu l’attention de l’auteur dans cet ouvrage qui fait suite à La violence en Corse (Albiana, 2012).

Le premier se consacre aux prémices des « clans » à la fin du xviiie siècle, et retrace leur constitution, leur influence (repérable notamment grâce à la sociologie électorale) et leur collusion avec les pouvoirs nationaux successifs jusqu’au xxe siècle, que ce soit par le jeu du parlementarisme ou celui des sièges ministériels.

Le second s’attache à situer idéologiquement (de droite, de gauche ou simplement opportunistes) les prises de positions des représentants des « clans » dans les grands débats nationaux, et à évaluer leur impact local.

Le troisième revient sur la capacité propre au clan de se renouveler, notamment face au défi posé dès la fin du xxe siècle par l’émergence en Corse du mouvement nationaliste. Comment mesurer les effets de la diversité imposée par la démocratie moderne (nationalisme, mais aussi écologie ou extrême droite) sur la vie réglée depuis des décennies par les « clans » ?

Reprenant le chemin des chiffres et de l’évolution de ceux-ci tout au long des échéances électorales, l’auteur dresse le portrait d’une Corse à la sociologie complexe mais qui reste sous l’emprise d’un certain nombre d’invariants que d’aucuns estiment être responsables de l’immobilisme politique qui caractérise la société corse.

Sommaire

Première partie
1789-1946 
Du clanisme bonapartiste au clanisme républicain

Chapitre I – Le temps des occasions manquées

Les paolistes, de l’Assemblée constituante (1789-1791) aux Assemblées législatives 
De l’exécution de Louis XVI à la dénonciation de Paoli.  (Les deux Assemblées législatives nationales de 1791-1792 puis 1792-1795)
Le Conseil des Cinq-Cents ou le temps des Bonaparte
La Restauration et les monarchies constitutionnelles ou le temps des opportunistes

Chapitre II – Le temps du bonapartisme

La Seconde République et le retour « aux affaires » du noyau central des bonapartistes
Le Second Empire ou le règne du bonapartisme
La chute de l’Empire et l’Assemblée nationale provisoire
Une autre manière de voir

Chapitre III – Le temps des républicains

La fin du bonapartisme parlementaire
L’échec du parti clérical
La mise en place du républicanisme
Le 10 juillet 1940 à Vichy

Chapitre IV – Que signifient les notions de droite et de gauche en Corse ?

Deuxième partie
1946-1981
La prise de conscience d’une catastrophe

Chapitre I – De la gauche au gaullisme

La Quatrième République ou l’émergence d’un socialisme en Corse
Les Assemblées constituantes en 1945-1946
Les Assemblées législatives de la Quatrième République
Au-delà des étiquettes, le positionnement politique des parlementaires corses
Le comportement de l’électorat de 1945 à 1958
Le sens du vote insulaire et le syndicalisme
La Cinquième République ou le temps des nationalismes
La domination sans partage de la droite gaulliste
L’élection de François Mitterrand
Les deux mandats de Jacques Chirac et le mandat de Nicolas Sarkozy
La représentation au Sénat

Chapitre II – Clanisme, clientélisme et fraude électorale

Le clanisme
Le clanisme bonapartiste
L’apparition d’un clanisme républicain face au clan Gavini
Les grandes familles clanistes
Le clientélisme
L’étroitesse du corps électoral
Le système institutionnel français
L’effet du système sur les résultats des élections municipales
La fraude électorale
La difficulté d’évaluer le niveau réel de la fraude
Le mensonge des recensements
La gestion des listes électorales
Les votes par correspondance puis par procuration
Les effets de ces déviances

Troisième partie
Après 1981
Les grands virages de la fin du xxe siècle

Chapitre I – La nouvelle politisation de l’électorat insulaire

La fin de l’exception abstentionniste corse
Le décalage entre une passion proclamée et la participation
Le virage de la participation
La révision des listes électorales en 1991
Le processus de politisation de l’électorat
Les ingrédients d’une révolution
Les outils du changement
Les effets et les perspectives d’une révolution

Chapitre II – Le positionnement et l’évolution des deux grandes familles politiques, dites clanistes, de 1981 à 2012

La droite républicaine insulaire

La droite constamment majoritaire aux élections présidentielles
La droite républicaine en voie d’affaiblissement aux élections législatives
Une nouvelle génération d’élus à droite
La gauche insulaire
La gauche corse et les présidentielles
Les législatives et les régionales/territoriales
Les territoires de la gauche
Les erreurs éventuelles de positionnement de la gauche insulaire
Le poids du passé et de la géographie dans la différenciation entre Nord et Sud

Chapitre III – Le positionnement et l’évolution des nouvelles familles politiques de 1981 à 2012

Le nationalisme corse
L’émergence des nationalistes dans le champ électoral insulaire
Les territoires du vote nationaliste
Les forces et les faiblesses du vote nationaliste
L’extrême droite
De l’affaire Dreyfus à l’OAS
L’extrême droite après 1981
Les écologistes
Écologie et montée de la contestation en Corse
Un bilan électoral très pauvre
Les nouvelles perspectives du combat pour l’environnement

Chapitre IV – L’avenir de l’île sur les bancs de l’assemblée de Corse

L’évolution de la représentation des grandes familles de pensée (droite, gauche et nationaliste) à l’assemblée de Corse
Le peuple et la langue corses
L’élaboration d’un plan de développement économique

Conclusions

Une représentation féminine toujours déficitaire
Un clanisme difficile à dépasser
Un nationalisme corse désormais confronté au devoir de responsabilité
Une méfiance malsaine pour l’environnement méditerranéen
Une difficulté à concevoir ce que sont les intérêts de classe et les limites d’une « libération »
Une insularité entre les concepts de Liberté et d’Égalité
Des chances à saisir pour dépasser la soi-disant malédiction

Annexes
Bibliographie   

Détails du produit

Parution
Albiana 2015
Format
16  x 24 cm
Nombre de pages
232
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