
Ouvrir un livre de Marcu Biancarelli, c’est ouvrir une zone de turbulences.
Il incarne la littérature corse moderne. Bilingue (il est professeur de corse dans un lycée du sud de la Corse), il écrit les réalités de la société corse contemporaine.
Les thèmes de l’enfermement et de l’insularité sont une constante de l’univers romanesque de Marcu.
Roman, nouvelle, poésie, chronique (il collabore à la revue A Pian d’Avretu), il a investi de nombreux modes d’expression écrite.
Il est le promoteur d'une écriture de nouvelle génération et reste un pionnier en matière d'utilisation de la langue corse et des thématiques abordées.
Marcu Biancarelli a obtenu deux fois consécutivement (fait unique à ce jour) le prix FICTION du Salon International du Livre Insulaire d’Ouessant pour Prighjuneri / Le Prisonnier et San Ghjuvanni in Patmos / Saint Jean à Patmos.
"Et maintenant, vous croyez que je me sens plus malin parce que j'ai écrit ce livre? Sur ce bateau qui m'amène loin de chez moi, vous croyez que j'en suis fier d'avoir commis ces récits qui me valent l'exil ? Et pourtant, je le reconnais, on m'avait prévenu, ils me l'avaient dit de rester tranquille, de ne pas salir du papier, certains me disaient même que ce n'était pas bon pour ma santé mentale et, parce qu'ils m'aimaient bien, m'assuraient que j'étais mieux, beaucoup plus sociable et bien plus heureux et spirituel quand l'encre et le stylo se trouvaient loin de moi." (extrait de Prisonnier)
Son Blog
http://marcubiancarelli.blogspot.com/
BIBLIOGRAPHIE

Murtoriu
È UNA CAMPANA, in u luntanu, culà in i bassuri, chì sona à murtoriu. I ziteddi u fighjolani, parini impauriti. O Marcantò, ci hè calcosa ch’ùn và ? Si pesa, biancu com’è un linzolu, i labbra chì trimulighjani, a cannedda strinta, l’ochji vitrosi, è riesci à lintà : hè l’infernu o ghjenti, hè l’infernu, sò morti, tutti. Parti in u violu, metti à scappà, i ziteddi u chjamani. Indu’ va’ o Marcantò ? Induv’hè chì tù va’ ? Pianta è si volta. I fighjola com’è dui umbri ch’ani da spariscia. Circa i parolli. Burbuddighja calcosa, ma ùn senti mancu i so propii parolli. Dìtili ch’e’ so mossu. Dìtili ch’e’ mi ni vocu. Avali. Luntanu da quì. Basgeti quissi chì fermani. Socu mossu. È volta i spaddi è fala à tronca coddu, è u vidini chì sparisci in u violu.

Extrême Méridien
nouvelles
Nouveau(x) cri(s) d'amour, d'alarme, de détresse, d'abandon et de rage de Marcu Biancarelli
(Lire les bonnes feuilles)

Le peuple du quad (nouvelle)
Une nouvelle tirée de "Extrême méridien" publiée ici en version bilingue

Stremu meridianu
Nuvelli
"Chì i cosi siini chjari, ghje’ mi possu pirmetta di parlà mali di u me locu, ma ghjeu solu..."
Prix des lecteurs de Corse 2008 (langue corse)

Prighjuneri
Prisonnier
bilingue recto/verso
Un recueil de nouvelles qui reconstituent la trame romanesque de nos vies insulaires. Un ton acerbe, un cynisme né du fatalisme « méditerranéen », des histoires de tous les jours et pourtant extraordinaires. Un ouvrage au style nouveau et direct, écrit par un remarquable auteur de la nouvelle génération des écrivains corses.
En langue corse. Au revers, traduction en français de J. Ferrari.
Premier prix "fiction" au salon international du livre insulaire d'Ouessant (2001)

San Ghjuvanni in Patmos
Saint Jean à Patmos
Bilingue recto/verso
Dans la veine de son premier recueil, l’auteur offre sept nouvelles inédites en Corse et dans leur traduction française. Sept voyages littéraires dans les tréfonds de l’âme humaine.
Premier prix "fiction" au salon international du livre insulaire d'Ouessant (2002)

Parichji dimonia
Photos Anna de Tavera
Un recueil de poèmes en corse est déjà un événement en soi. Lorsqu’il émane d’un des auteurs de la jeune garde littéraire, on le reçoit avec une curiosité redoublée, pour l’inspiration et pour l’utilisation de la langue dont on se doute qu’elles ne seront pas anodines. Les coups portent et libèrent les voix qui s’élèvent dans cette Corse du nouveau siècle…

51 Pegasi. Astre virtuel
Un écrivain maudit, banni pour ses écrits, revient dix ans plus tard dans son île qui a depuis accédé à l’autonomie. Il y retrouve ses compagnons d’infortune pour lesquels rien n’a vraiment changé, sexe, bagarres, beuveries, etc. sont toujours l’essentiel de leur quotidien. L’un d’entre eux a construit une étrange machine à se projeter dans les univers virtuels… Roman violent, acerbe, sans concession, par l’un des meilleurs auteurs contemporains insulaires. Traduit du corse.

51 Pegasi - Astru virtuali (version originale en corse)
Lire une interview de Marcu Biancarelli à propos d'"Extrême Méridien"
en savoir plus sur Marcu Biancarelli
et encore (la littérature corse existe t-elle ?)