Lorsque Prosper Mérimée, l’inspecteur des monuments historiques – le romancier n’était pas encore connu – vint en Corse en 1839, il se fit indiquer les lieux remarquables de l’île. Trois semaines furent suffisantes pour avoir un aperçu de la « richesse » patrimoniale de l’île et récolter le matériau nécessaire pour une longue nouvelle qui le rendra célèbre : Colomba. L’essentiel de ses observations portent sur la préhistoire et surtout la période romane.

Plus d’un siècle et demi plus tard, ce patrimoine roman est toujours là, sous nos yeux, parfois toujours en usage. Il s’agit de plusieurs dizaines de petites églises parsemées sur tout le territoire. Elles sont le reflet d’une société corse du Moyen Âge qui vit sa religion simplement, sans ostentation. Cela n’empêche pas un « âge d’or », du XIe au XIIIe siècle.

Désireuse d’accompagner plutôt que de guider, l’auteur a conçu son ouvrage comme une introduction à l’art roman, évoquant son histoire, ses modes et ses lieux. Pédagogue de profession, c’est pas à pas que l’on est invité à découvrir ce monde souvent méconnu qui donne à l’île une part de sa beauté spirituelle, faite de simplicité et de grandeur.

Églises, piévanies et chapelles sont autant d’idées de découvertes originales. Éloignées des plages ensoleillées, elles sont en revanche profondément ancrées dans la terre corse et, grâce à notre mère Méditerranée, dans le monde latin.

 

 

Églises romanes de Corse – Le guide

Annie Arnoux-Gabrielli

New layer...
New layer...