Esprit corse et Romantisme

Esprit corse et Romantisme

Eugène Gherardi

La Corse au XIXe siècle est à une période charnière de son histoire culturelle. Si les événements du siècle précédent l’ont définitivement ancrée dans l’ensemble politique français, ses habitudes séculaires, ses liens avec la péninsule italique toute proche ont continué de l’irriguer profondément. Les intellectuels et plus précisément les acteurs du monde culturel insulaire ont peu à peu transformé ces liens en adoptant la langue française et en se conformant aux diverses modes littéraires dont le XIXe siècle fut tant fécond. L’ouvrage a été distingué par le Prix du Livre corse 2005.

Prix TTC : 25,00 €


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Esprit corse et Romantisme

Albiana 2004
366 pages
Format : 17,5 X 24 cm
ISBN : 2-84698-083-7

Collection Bibliothèque d’histoire de la Corse

Quatrième de couverture

L’ouvrage, issu d’une thèse de doctorat, offre un panorama complet du paysage littéraire insulaire sur l’ensemble du siècle, démontrant tout à la fois la vivacité des cercles culturels installé dans l’île, leur porosité aux grands courants littéraires mondiaux (romantisme et folklore notamment) et leurs efforts pour rejoindre le mouvement créatif de langue française, leur nouvel univers mental de référence, tout en développant subitement une littérature d’expression toscane, jusqu’alors jamais vue à ce niveau.

Le découpage thématique de l’ouvrage — qui suit aussi un ordre quasi chronologique — permet de suivre les évolutions particulières des grands secteurs du livre (inspiration et usage des langues, imprimerie et distribution, bibliothèques et lectorat, thèmes littéraires, auteurs, vie culturelle, etc.). Il s’impose comme un outil de référence et d’analyse scientifique essentiel à la compréhension des racines intellectuelles du patrimoine culturel insulaire et de ses liens avec les deux grandes entités voisines qui l’ont irrigué successivement.

Extrait

« Anello tra le due nazioni », trait d’union entre la France et l’Italie, selon l’expression de Niccolò Tommaseo, la Corse connaît cependant tout au long du xixe siècle une rupture linguistique et culturelle majeure. C’est grosso modo, après la chute de Napoléon 1er, et de manière très visible, après la monarchie de Juillet, que la langue toscane se voit disputer son rôle de langue religieuse, administrative, littéraire. Acquise et conquise les armes à la main par Louis XV en 1769, la Corse va subir la politique linguistique de la France jusqu’à l’avènement de la monarchie bourgeoise. Les avatars des nombreux changements de régime parvinrent à contrecarrer une politique visant constamment à bouter la culture italienne hors de l’île. Paradoxalement, c’est au moment où l’italien s’apprête à recevoir le coup de grâce que la Corse se dote d’une littérature d’expression toscane dont la fécondité et l’abondance présagent assez mal sa mort prochaine. "Non mai ebbe l’isola tanti scrittori d’italiano valenti quant’ora che balbetta il francese. E chi sa che da codesta prova non esca più italiana che mai ? «  déclare Tommaseo en fin observateur. »

L'auteur

Eugène Gherardi



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